Annonce de rassemblement devant le siège des Engagés ce 20 mai
AGENDA BELGA et pour les journalistes - COMMUNIQUÉ DE PRESSE
Entreprises d’économie sociale - FeBISP
Avec le soutien de la CSC, la FGTB et la CGSLB
Bruxelles, mardi 19 mai 2026
735 emplois menacés à Bruxelles : ce mercredi 20 mai à 14h, à l’appel des entreprises d’économie sociale et de la FeBISP, les aides-ménagères se rassembleront devant le siège du parti Les Engagés (Rue du Commerce 123 à Bruxelles).
« Le ministre ne propose aucune solution et laisse des centaines de femmes vulnérables sans perspective et au bord de la précarité »
La semaine qui s’annonce sera décisive pour l’avenir des 13 organisations de titres-services en économie sociale à Bruxelles. 6 associations dont 5 ALE et 4 entreprises sociales sont directement menacées de faillites.
Ce mercredi 20 mai à 14h, les aides-ménagères engagées par les entreprises d’économie sociale se rassembleront devant le siège du parti Les Engagés (Rue du Commerce 123 à Bruxelles). Les organisations syndicales CSC, FGTB et CGSLB expriment, une nouvelle fois, leur plein soutien et leur solidarité aux travailleuses concernées ainsi qu’aux entreprises du secteur face aux mesures annoncées.
Le secteur dénonce l’absence de solution proposée par le ministre bruxellois de l’Emploi et de l’Économie, Laurent Hublet, malgré une rencontre organisée le 6 mai dernier.
Le public visé cumule de nombreux freins qui le situent parmi les plus éloignés de l'emploi, ce qui est confirmé par l'état des lieux du marché de l'emploi en Région de Bruxelles-Capitale. Il s'agit à 95 % de femmes, souvent âgées de plus de 45 ans, peu ou pas qualifiées, fréquemment à la tête de familles monoparentales et issues d’origine culturelle fortement diversifiée, majoritairement extra-européenne. Leur parcours est caractérisé par une grande précarité : beaucoup étaient auparavant sans emploi, privées de droits au chômage, parfois même sans aide du CPAS et sans ressources.
Un accompagnement plus intense et des conditions de travail adaptées sont nécessaires à la réussite d’une insertion et du maintien dans un emploi durable et de qualité.
Un retour vers le système classique des titres-services est d'ailleurs jugé improbable pour ce public.
Si la Région leur tourne le dos, c’est un retour à la case départ qui s’annonce. Cette exclusion est particulièrement injuste pour ce public féminin très éloigné de l’emploi et pour lequel l’emploi salarié comme aide-ménagère est la seule perspective.
Jeudi, le ministre doit présenter au gouvernement bruxellois un nouvel appel à projets relatif au mandatement des entreprises sociales d’insertion qui, en l’état, acterait l’exclusion des titres-services de l’accès au financement de l’insertion.
Les acteurs réclament la levée de cette menace d’exclusion.
Si rien ne change, 735 personnes seront licenciées dans les 13 organisations, touchant autant de familles.
Contact presse : Nathalie Paquet, attachée de presse – 0496 63 49 37 – nathalie.paquet@pepite-com.be